Bilan environnemental : comment nous améliorer ?
Transcription de la vidéo
Bilan environnemental : comment nous améliorer ?
Sébastien Partida, Adjoint à la Direction de la collecte : La lutte contre le vol et le pillage permet effectivement de lutter contre la problématique et améliorer en tout cas notre bilan environnemental, dans la mesure où on peut estimer à peu près 50 000 tonnes de gisements ou de DEEE qui sont volés. Donc on essaye effectivement d'endiguer cette problématique là en renforçant la préservation de notre gisement.
Marianne Fleury, Experte traitement : Ce qu'on a identifié, c'est que ces GEM froid qui arrivent au pied des unités de traitement sont bien souvent endommagés. Ca veut dire que 30% de gaz s'est échappé. Donc nous on veut absolument mettre des actions en place tout au long de la filière pour garantir que les équipements arrivés en fin de vie sont intègres pour qu'on puisse optimiser le captage de flux gaz.
Donc ça se traduit au niveau de la logistique, pour que les logisticiens les prennent en charge de façon la plus précautionneuse possible. Au niveau des centres de traitement, le captage se fait aujourd'hui à hauteur de 90% mais pour être encore meilleur on se dit que peut-être qu'on peut agir et sensibiliser les opérateurs de traitement pour que la manipulation des équipements soit encore plus performante.
Alice Bizouard, Experte traitement : Pour améliorer notre bilan environnemental et notre performance de recyclage on mène tout un tas de projets de recherche et dont une des thématiques par exemple on va avoir tout ce qui est relatif aux métaux ce qu'on appelle stratégiques ou critiques avec des écoles notamment via la chaire Mines urbaines qu'on finance où là on va mener des projets sur des nouvelles technologies de recyclage notamment des cartes électroniques pour aller chercher ces métaux stratégiques.
On a des projets un petit peu plus tournés vers l'industrie vraiment un peu plus appliqués pour aider justement au développement de nouveaux procédés pour encore une fois traitées les cartes électroniques et aller valoriser davantage ces métaux qui pour l'instant ne sont pas recyclés.
Ludovic Audouard, Responsable achats et expertise logistique : Nous avons intégré assez tôt dans les cahiers des charges et dans les appels d'offres des critères de sélection environnementaux pour les prestataires de ramassage et de transport. Et on s'est contenté dans un premier temps au niveau opérationnel de focaliser sur les taux de chargement et demain on va essayer d'aller plus loin au delà de la flotte véhicule par exemple avec des normes euro qui sont à respecter dans les cahiers des charges.
On voudrait aller plus loin avec des indicateurs qui seront beaucoup plus parlant en termes de bilan environnemental donc qui peuvent être la tonne kilomètre par exemple ramassée ou le pourcentage de kilomètres à vide ou et des sujets plutôt de ce type là avec une obligation dans les cahiers des charges pour les opérateurs logistiques de nous transmettre régulièrement tous ces indicateurs pour pouvoir faire un suivi assez précis.
Damien Lizé, responsable achats traitements : A l'intérieur des cahiers des charges que nous allons lancer nous allons faire des modifications permettant d'obtenir des nouvelles données que nous n'avions pas habituellement. Habituellement les exigences étaient vraiment centrées sur l'atteinte du taux de valorisation et de recyclage des déchets confiés qui étaient conformes à la réglementation, sur l'extraction des polluants et sur l'assurance que ces polluants ont été traitées conformément à la réglementation.
Mais maintenant nous voulons avoir plus d'informations, exigés au fur et à mesure de la mise en place des nouveaux contrats afin de pouvoir alimenter de travail sur le bilan environnemental.