Certificat Economie circulaire : trois questions à... Laure Morice

Transcription de la vidéo

Laure Morice, je suis responsable des études au sein de la direction du développement chez ecosystem.

Très rapidement, je suis ingénieure en environnement, diplômée du mastère Ingénierie et Gestion de l'Environnement de l'École des Mines de Paris en 2005. J'ai 20 ans d'expérience, tout d'abord dans le monde de l'industrie, puis en cabinet de conseil en environnement. Cela fait maintenant 11 ans que j'ai rejoint ecosystem.

Pour présenter rapidement cette entreprise : c'est un éco-organisme, c'est-à-dire une société agréée par les pouvoirs publics pour orchestrer la filière de collecte, de recyclage et, depuis peu, de réemploi des équipements électriques et électroniques en France. Je dis « depuis peu » pour la partie réemploi, parce que la loi AGEC (anti-gaspillage pour une économie circulaire) nous a donné de nouvelles missions sur l'allongement de la durée de vie, et c'est un nouveau beau challenge que nous souhaitons relever.

J'ai connu ce certificat car mon entreprise, ecosystem, a contribué à sa mise en place. Je trouvais que le format était particulièrement intéressant parce qu'il est suffisamment long pour vraiment être formé sur une thématique — ici, l'économie circulaire — et suffisamment court pour ne pas perturber nos missions professionnelles et notre vie personnelle.

Mon objectif, dans le cadre de ce certificat, est de promouvoir et de développer les pratiques d'économie circulaire dans mon entreprise et avec nos parties prenantes. Je cherchais trois choses à travers cette formation. Tout d'abord, améliorer mes connaissances sur l'économie circulaire : même si je suis dans le domaine, je ne maîtrise pas tous les leviers associés à l'allongement de la durée de vie des équipements. Deuxièmement, je me suis dit que c'était une formidable opportunité pour prendre une bouffée d'oxygène, prendre du recul, voir ce qui se passe ailleurs et réfléchir à ce que je peux développer ; car souvent, quand on est à son poste, on ne prend pas forcément le temps de le faire. Le troisième point, c'est le réseau : découvrir de nouvelles personnes, de nouveaux intervenants et participants. C'est très riche d'échanges par la suite.

Le certificat a répondu à mes attentes puisque mon but est de pouvoir développer des pratiques d'économie circulaire en interne, mais aussi de pouvoir collaborer avec et accompagner les différentes parties prenantes, à savoir les producteurs et fabricants, mais également les acteurs du réemploi et de la réparation.

La première chose que cela m'a apportée, ce sont des chiffres, des arguments pour convaincre, des exemples concrets de pratiques d'économie circulaire dans différents secteurs, des outils à utiliser, des indicateurs, ainsi que des retours d'expérience sur les facteurs clés de réussite d'un modèle d'économie circulaire. Ce sont autant d'informations que je pourrai mettre en œuvre et partager dans mon entreprise. La deuxième chose, ce sont beaucoup d'idées que j'ai pu rapidement intégrer et, surtout, beaucoup d'énergie, car nous étions en contact avec des intervenants très inspirants, passionnés et passionnants. J'ai envie de m'inscrire dans cette dynamique, dans cette effervescence autour de l'économie circulaire dont je n'avais pas vraiment conscience avant. Enfin, la troisième chose, ce sont des pistes et des perspectives de collaboration, à la fois avec des intervenants et avec certains de mes collègues de promotion.