Dépollution des ballons d'eau chaude. Pourquoi ? Comment ?
Durée 4:22
Autrefois symboles du confort moderne, les gaz (CFC) contenus dans les mousses isolantes des anciens ballons d'eau chaude sont de puissants gaz à effet de serre. On estime que le "stock dormant" de ces vieux appareils représente un risque d'émission de 700 000 tonnes de CO2 par an rien qu'en France, sans compter leur impact néfaste sur la santé respiratoire.
👷♂️ Plombiers-chauffagistes: Cette vidéo vous explique pourquoi il est crucial de considérer ces équipements comme des déchets critiques à dépolluer impérativement.
📍 Trouvez un site de récupération agréé le plus proche
Transcription de la vidéo :
C'est tellement beau, la Mer de Glace. Ça ne ressemble pas vraiment à une mer. Il y a plein de cailloux. Papa m’a dit que la glace avait tout fondu à cause des gaz qui ont cassé le climat. J’ai pas bien compris. Par exemple, j'ai pas compris pourquoi on envoie tout ce gaz dans le ciel, si ça fait fondre la Mer de Glace.
Parmi les gaz à effet de serre dont parle Maloé, certains – comme les gaz fluorés – ont longtemps été considérés comme de véritables symboles du confort moderne. Utilisés dans la réfrigération et la production d’eau chaude, ils ont en effet joué un rôle déterminant dans la modernisation des foyers à partir des années 50. Le CFC (chlorofluorocarbure) est le plus connu de ces gaz, l’un des plus problématiques également. Car, au fil du temps, la communauté scientifique a découvert son effet délétère sur l’environnement et le climat.
Progressivement interdits à partir des années 90, les gaz fluorés restent néanmoins un sujet de préoccupation aujourd'hui, en raison des stocks très importants qui subsistent tout autour de nous, notamment dans les anciens ballons d’eau chaude.
Aujourd’hui, pour isoler les parois des équipements, les fabricants utilisent des mousses expansées qui contiennent d’autres types de gaz qui ont un meilleur profil environnemental. Pour autant, sachant que la durée moyenne de vie de ces équipements oscille entre 8 et 15 ans, les équipements en fin de vie que nous traitons comportent toujours, pour une partie d’entre eux, des mousses expansées avec des gaz fluorés. Le stock dormant de gaz fluorés dans les équipements domestiques représente un potentiel d’émission de gaz à effet de serre considérable : l’équivalent de plus de 700 000 tonnes de CO2 chaque année, rien qu’en France.
Pourquoi est-il crucial d’éviter un tel dégazage ? Tout simplement pour ne pas aggraver le phénomène de réchauffement global, dont les conséquences sont déjà perceptibles avec l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météo extrêmes. Délétères pour le climat, les gaz fluorés ont aussi un impact sur la santé humaine, car ils jouent un rôle dans l’apparition de certains pics de pollution, aggravant irrémédiablement la situation des personnes souffrant de maladies respiratoires.
On le voit, il est urgent de maîtriser les émissions de gaz fluorés. Très concrètement, pour les plombiers-chauffagistes, cela implique de considérer les ballons d’eau chaude en fin de vie comme des déchets critiques devant impérativement être dépollués. Tous les vieux ballons collectés chez les particuliers doivent donc être apportés dans des centres de récupération agréés, et nulle part ailleurs. Un dépôt sauvage en pleine nature ou chez un ferrailleur non agréé est aujourd’hui répréhensible par la loi.
Comment identifier le site de récupération agréé le plus proche ? Rien de plus simple : rendez-vous sur le site pro.ecosystem.eco/plombiers, localisez-vous et le tour est joué.
Sur place, le ballon d’eau chaude est pesé et déchargé dans l’espace dédié. Ensuite, l’installateur récupère une attestation de dépose en filière, et accessoirement un chèque.
Ensuite c'est une nouvelle filière industrielle créée à l’initiative d’ecosystem qui prend le relais et organise l’acheminement des ballons vers des centres de traitement où ils seront dépollués en milieu confiné.
Ces différentes étapes menant à la dépollution des ballons d’eau chaude nécessitent de lourds investissements industriels, rendus possibles grâce au relèvement des écoparticipations. Pour répondre aux défis environnementaux qui se présentent, seule l’action promet de payer. Les actions des pouvoirs publics, comme celles des entreprises et des artisans.
Certaines de ces actions sont très simples, comme déposer de vieux ballons dans des centres agréés. Très simples, mais très utiles pour savoir quoi répondre aux générations futures lorsqu’elles nous demanderont : « Et vous, qu’avez-vous fait pour protéger notre avenir ? »